Lus en 2025

- le barman du Ritz - Philippe Collin. Très bien : se lit vite, bien écrit et très intéressant, car on découvre la vie pendant la 2ème guerre mondiale de la part d’êtres “normaux” : tout le monde ne peut pas être un héros (ou une canaille).
- l’ami du Prince - Marianne Jaeglé. Excellent. Très bien écrit, se lit vite. L’histoire de Sénèque, conseiller de l’empereur Néron. C’est romancé, mais les faits historiques sont vrais, et de nombreux éléments sont repris de recherches bibliographiques et historiques. Le monde, les Hommes sont donc intéressés par le Pouvoir depuis la nuit des temps, et la vérité est facilement manipulée. Aucun mensonge ne semble assez gros…
- les victorieuses - Laetitia Colombiani. Bien. Une jeune avocate fait un burn out, et s’en sort en allant donner un peu de son temps aux autres. Le livre se lit bien, et la détresse des femmes au Palais des Femmes est touchante, mais l’histoire m’a parue un peu téléguidée, “niaise” du style “vous voyez il faut aller aider les autres plutôt que de se regarder le nombril”. Certes, mais ce n’est pas nouveau. NB. J’ai moins accroché avec l’histoire en parallèle sur une des grandes dames de l’Armée du Salut.
- About Face - Donna Leon. Assez bien. Une enquête du commissaire Brunetti à Venise. L’ambiance italienne est bien retranscrite. Le scénario se termine à mon goût en queue de poisson : deux choses improbables se rejoignent et forment “la solution”, sans que ce ne soit très bien amené.
- the Armour of Light - Ken Follett. Très bon roman historique sur l’époque napoléonienne vu de l’Angleterre. C’est un pavé de 750 pages, mais l’histoire est prenante. C’est un Ken Follett dans le style habituel et personnellement, j’aime beaucoup.
- sans jamais atteindre le sommet - Paolo Cognetti. Récit de voyage de l’auteur dans l’Himalaya. Il fait un trek, ne cherchant pas à escalader des sommets, mais à cheminer. On est porté par le récit, on sent bien l’ambiance, comme si on marchait avec l’auteur. Et quand on marche, on médite, on regarde. Rien ne se passe vraiment mais on est bien, c’est ce qu’on ressent dans ce livre où il ne se passe rien. Rapide à lire.
- hacke-moi si tu peux - Florent Courtet. L’autobiographie d’un cybercriminel pas si repenti. Arnaque en ligne (surtout du carding et des opérations underground) qui montrent un profil qui aime l’argent et la gloire. Le livre est intéressant et agréable à lire, car il décrit bien le domaine et illustre parfaitement … ce qu’il ne faut pas faire. NB. Il y a des doutes du parcours de l’auteur du livre. Ne pas le lire comme une vérité, mais comme une documentation plutôt bonne sur le domaine de la cybercriminalité.
- Belle Greene - Alexandra Lapierre. Une femme noire aux Etats-Unis qui arrive à percer au début du XXème siècle (1900-1920). Très intéressant, d’autant plus que c’est une histoire vraie, avec des récits repris autant que possible de recherches bibliographiques.
- le pharaon noir - Christian Jacq. Au temps de l’Egypte ancienne, des dissidents libyens se regroupent et prennent le contrôle de quelques villes. Le pharaon noir, Piankhy, reprend les villes avec peu de dégats sur ses troupes. Basé sur des faits historiques. Très bien écrit, intéressant, j’aime toujours beaucoup les livres de Christian Jacq qui allient Histoire et histoire.
Lus en 2024

- Winter Of The World - Ken Follett. Excellent !
- A column of fire - Ken Follett. Très bien (j’ai un peu préféré Winter Of The World cependant)
- Renaitre - Hélène Grimaud & Stéphane Barsacq. Sur l’approche de la vie et de la musique d’Hélène Grimaud. Tout est lié entre son approche de la musique, son goût pour les espaces & le calme, ses engagements personnels. Globalement intéressant, avec quelques longueurs parfois, mais très bien écrit (une qualité d’écriture bien supérieure à ce dont je suis capable, ou ce que je lis fréquemment !).
- Ame brisée - Akira Mizubayashi. Bien. On retrouve bien l’ambiance des musiciens, de la musique, de la lutherie. Le scénario est bon, mais simple voire téléguidé.
- The Double Agent - Hildegarde Tolman Teilhet. Bof. Bien écrit, mais le scénario n’est pas super clair, et certains personnages ont des noms trop semblables à mon goût.
- Objectif: pôle Nord de nuit - Mike Horn. Très bien. Parle beaucoup de la préparation de l’expédition, on ne se lasse pas (peut être si un peu sur les toutes dernières pages où on sent que l’auteur avait hâte d’arriver !). Avec son niveau, et sa préparation, non ce n’est ni un suicide, ni irresponsable, mais bien en défit humain, avec une certaine humilité et grandeur d’âme.
- Ramsès III: le dernier des géants - Christian Jacq. Excellent ! Dans le style habituel des livres de Christian Jacq, un roman sur fonds historiques. Une civilisation bien avancée. Intéressant de comparer avec la page Wikipédia sur Ramsès III, finalement beaucoup de choses vraies !
- Le coach - Patrick Mouratoglou. Bof. Le livre est bien écrit, et se lit bien, mais je trouve l’auteur trop imbu de lui même. Sa technique de coaching s’inspire de la philosophie du positivisme, qu’il n’a pas inventée, et il y rajoute une pointe de motivation / défi qui correspond bien au sport de haut niveau. Je ne doute pas qu’il coache bien, mais il pourrait rester plus humble. Aussi, sur ses débuts, il oublie qu’il a eu de la chance (la chance notamment d’être dans un milieu aisé pour qu’il puisse débuter son affaire).
- Destination Orion - Voyage à bord du téléscope James-Webb - Olivier Berné. Super intéressant ! On comprend la complexité de la mise en place d’un tel telescope, on voit les rouages du montage de projets de recherche (en astronomie, ça semble être pareil que dans d’autres domaines comme l’informatique), les interactions avec la NASA, le travail des équipes pour traiter les données du telescope etc. J’ai appris plein de choses : (1) l’intérêt du télescope James Webb est qu’il observe dans l’infrarouge, ce qui permet de voir des galaxies très lointaines (la lumière des galaxies lointaines a sa fréquence ralentie - plus rouge), (2) le telescope est placé en orbite au point de Lagrange L2, à 1.5 million de kms de la Terre. (3) Le telescope James Webb permet une observation intéressante d’Orion, car il permet de voir “à travers les nuages” du fait de ses observations en infrarouge. (4) le centre de la nébuleuse de l’Anneau austral est fait de gaz très chauds (bleutés sur les images), (5) le disque planétaire d203-506 ne serait finalement pas le berceau de futures planètes car il perd de la masse trop rapidement parce que son étoile centrale n’est pas assez massive, et d’autres étoiles voisines, massives, provoquent des vents magnétiques importants. (6) découverte de la présence de méthylium (CH3+) qui n’avait jamais encore été observé, mais qui est une étape dans la formation d’autres molécules organiques.
- Cross Justice - James Patterson. L’intrigue est intéressante, hélas à mon avis le dénouement final est totalement raté !
- Le procès de la momie - Christian Jacq. Une enquête policière au 19ème siècle, qui allie archéologie égyptienne, hiéroglyphes et déduction. J’avais “quasi” trouvé qui était le meurtrier. Je n’avais pas trouvé qui était LittleWood. Le livre sème bien le doute, et chaque personnage a ses indices. Le livre mèle une enquête policière fictive avec de vrais personnages de l’archéologie égyptienne comme Giovanni Belzoni, c’est donc intriguant et intéressant à la fois.
- Arrau on music and performance - Joseph Horowitz. Un livre d’entretiens avec le pianiste Claudio Arrau, sur sa carrière, sa vision de la musique et de l’interprétation. J’ai trouvé très intéressant la plupart des chapitres, à part certains dont le niveau artistique et pianistique dépasse mes propres capacités. La vie d’Arrau fait-elle envie ? A moi, non. On accorde (à mon avis) trop d’importance aux enfants prodiges, mais quel est le prix à payer pour eux ? Arrau montre bien qu’il était mal dans sa peau jusque vers 30 ans. Même après, il y a un certain manque de stabilité.
- La Faille - Franck Thilliez. Un bon thriller pour faire passer le temps. Celui-ci frise à l’horreur. C’est bien écrit et le scénario se tient, mais je ne suis pas fan, c’est un peu trop “tendance - j’en mets plein les yeux pour accrocher la majorité des gens”.
- Courir ou mourir - Kilian Jornet. J’ai particulièrement aimé le début du livre qui parle des débuts du coureur, de ses problèmes, de ses trails, puis bien que ce soit intéressant la suite du livre est un peu monotone, et surtout décousue : parfois on passe d’un trail à un autre sans lien logique, ou sans transition explicative. Donc bien, mais pas extraordinaire.